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Église Sainte-Jeanne-d’Arc : visite, accès et patrimoine

L’église Sainte-Jeanne-d’Arc associe une architecture de 1979 aux vitraux Renaissance sauvés de l’ancienne église Saint-Vincent. Sur la place du Vieux-Marché, Louis Arretche a dessiné un toit évoquant un bateau renversé. La Ville annonce une ouverture du vendredi au dimanche, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Repères et conditions vérifiés le 10 octobre 2026.

Église Sainte-Jeanne-d’Arc
Andy Li / Wikimedia Commons / CC0
Repères : Église Sainte-Jeanne-d’Arc au 10 octobre 2026
Adresse Place du Vieux-Marché
Architecte Louis Arretche
Église actuelle Consacrée et inaugurée en 1979
Verrières conservées 13 verrières du XVIe siècle issues de Saint-Vincent
Ouverture annoncée Vendredi à dimanche : 10 h–12 h et 14 h–17 h
Fermetures annoncées 25 décembre et 1er janvier
Fauteuil roulant Accès possible : s’adresser à l’agent d’accueil sur place

Sources consultées le 10 octobre 2026 : rouen.fr : repères et conditions de visite; fr.wikipedia.org : histoire et architecture.

Pourquoi cette église moderne se trouve-t-elle au Vieux-Marché ?

L’église Sainte-Jeanne-d’Arc participe à la mémoire du lieu de l’exécution de Jeanne en 1431. Sa double fonction est expliquée par la Ville : lieu de culte et mémorial civil. Le bâtiment s’inscrit dans l’aménagement de la place et de ses halles, conçus par Louis Arretche. Il est consacré le 29 avril 1979 puis inauguré le 27 mai de la même année.

Cette chronologie évite une confusion : on vient voir un monument du XXe siècle construit dans un lieu de mémoire médiéval. La place, le souvenir du bûcher et l’église ne sont pas des vestiges de la même époque. Pour comprendre cette articulation, regardez d’abord comment le toit s’étend dans l’espace de la place, puis entrez pour découvrir les verrières bien plus anciennes.

Comment regarder le toit et la charpente de Louis Arretche ?

La silhouette évoque un bateau renversé. Arretche reprend une forme associée à certaines vieilles églises normandes et s’appuie sur une structure en bois apparente. À l’extérieur, la couverture d’ardoise et de cuivre donne un aspect d’écailles. Ses courbes se distinguent fortement des lignes verticales de la cathédrale ou de Saint-Ouen.

À l’intérieur, la charpente aide à comprendre cette forme. Suivez le mouvement des pièces de bois avant de porter votre attention sur les vitraux. Cette architecture propose une manière moderne d’abriter un ensemble ancien. La visite gagne à conserver les deux sujets ensemble : le bâtiment n’est pas seulement une enveloppe récente, et les verrières ne sont pas une décoration créée pour lui.

Comment treize verrières Renaissance ont-elles survécu à 1944 ?

Les vitraux proviennent de l’ancienne église Saint-Vincent, qui se trouvait en bas de la rue Jeanne-d’Arc. Ils avaient été démontés et mis à l’abri en 1939, avant la destruction de l’église en 1944. Treize verrières du XVIe siècle sont réinstallées dans le mur nord de Sainte-Jeanne-d’Arc. Leur présence permet de voir un patrimoine sauvé dont le lieu d’origine a disparu.

Les ensembles appartiennent principalement aux années 1520 et 1530. Certains viennent des ateliers Leprince de Beauvais, d’autres de peintres verriers rouennais. Ils racontent des épisodes bibliques, des vies de saints et des œuvres de miséricorde. Regardez une scène à la fois : les personnages, les décors et les gestes deviennent plus faciles à suivre qu’en cherchant à lire toutes les verrières d’un seul regard.

Quels sujets choisir pour une première lecture des vitraux ?

La Vie de saint Pierre, la Vie de saint Jean-Baptiste et les Œuvres de Miséricorde offrent trois entrées différentes. La première suit un personnage, la seconde développe une autre vie sainte, la troisième montre des gestes d’aide et de charité. Les verrières consacrées à la Passion et à la Crucifixion permettent ensuite de retrouver les grands récits chrétiens.

Une verrière de Saint Antoine de Padoue se distingue par sa grisaille et son jaune d’argent. Ce contraste aide à regarder le rôle de la couleur, plutôt qu’à se limiter au sujet représenté. Les dons de familles rouennaises, dont les Le Roux de Bourgtheroulde, rappellent aussi que ces œuvres appartenaient à la vie sociale d’une paroisse. Le lien avec l’Hôtel de Bourgtheroulde donne une prolongation concrète dans la ville.

Comment relier la visite aux autres lieux de Jeanne d’Arc ?

Le Donjon de Rouen évoque une séance du procès, mais pas la tour de captivité de Jeanne. L’Historial, installé dans l’ancien palais archiépiscopal, développe le récit du procès et de la réhabilitation. Le Vieux-Marché porte la mémoire de l’exécution. Ces trois repères donnent des étapes complémentaires ; les associer permet de situer les épisodes sans attribuer la même fonction à tous les bâtiments.

Pour voir les verrières, privilégiez un créneau intérieur annoncé par la Ville, du vendredi au dimanche. La coupure entre midi et 14 h invite à placer les autres observations de la place entre les visites. L’accès en fauteuil roulant est possible avec l’aide de l’accueil. Une visite du quartier peut se poursuivre vers Bourgtheroulde ou le Gros-Horloge, en gardant les conditions de chaque intérieur séparées.

Questions sur la visite

Quand visiter l’église Sainte-Jeanne-d’Arc ?

La Ville annonce une ouverture du vendredi au dimanche de 10 h à 12 h puis de 14 h à 17 h. Les 25 décembre et 1er janvier sont fermés. L’accès en fauteuil roulant est possible ; la consigne municipale est de s’adresser à l’agent d’accueil sur place.

Pourquoi les vitraux sont-ils plus anciens que l’église ?

Ils proviennent de l’église Saint-Vincent, détruite en 1944. Les verrières avaient été mises à l’abri en 1939. Treize ensembles du XVIe siècle ont trouvé place dans le mur nord de Sainte-Jeanne-d’Arc, un édifice moderne inauguré en 1979. C’est l’intérêt majeur de la visite intérieure.

Pourquoi le toit évoque-t-il un bateau renversé ?

Louis Arretche a repris une forme présente dans la tradition de certaines églises normandes. La charpente en bois reste apparente au-dessus de la nef. À l’extérieur, ardoise et cuivre forment une couverture d’écailles, donnant au bâtiment une silhouette maritime très différente des clochers gothiques de Rouen.

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