Fontaine-réservoir Sainte-Marie : visite, accès et patrimoine
La fontaine Sainte-Marie, près des rues Louis-Ricard et Sainte-Marie, associe un décor sculpté inauguré en 1879 à un réservoir souterrain d’eau potable. La figure de Rouen sur un navire, les animaux et les enfants racontent la ville et ses eaux. Elle se regarde depuis l’espace public, sans visite du réservoir.
Repères et conditions vérifiés le 10 octobre 2026.

| Localisation | Rue Louis-Ricard et rue Sainte-Marie, Rouen |
|---|---|
| Inauguration | 26 octobre 1879 |
| Architecte et sculpteur | Édouard Deperthes et Alexandre Falguière |
| Sculptures animales | Cheval et bœuf réalisés par Victor Peter |
| Enfants sculptés | Alphonse Guilloux ; allégories du Robec et de l’Aubette |
| Éclairage historique | Gaz, puis électrification en 1919 |
| Fonction souterraine | Réservoir alimentant la ville en eau potable selon la Ville |
Sources consultées le 10 octobre 2026 : rouen.fr : repères et conditions de visite; fr.wikipedia.org : histoire et architecture.
Pourquoi une fontaine monumentale cache-t-elle un équipement d’eau ?
Sainte-Marie associe une œuvre visible et une fonction technique souterraine. Le réservoir participe à l’alimentation de Rouen en eau potable, selon la présentation de la Ville. Le décor sculpté donne à cet équipement une présence monumentale dans l’espace public. Cette double fonction explique le nom fontaine-réservoir : la sculpture n’est pas tout le bâtiment.
Le lieu se repère près des rues Louis-Ricard et Sainte-Marie. Il se regarde depuis l’extérieur, dans un secteur différent des grands axes du centre historique. Commencez par la composition générale et ses niveaux, puis observez chaque groupe sculpté. Le réservoir n’est pas présenté comme un espace de visite touristique ; la promenade porte sur ce que le monument donne réellement à voir dehors.
Qui a conçu et réalisé le monument inauguré en 1879 ?
La fontaine est inaugurée le 26 octobre 1879. Le projet associe l’architecte Édouard Deperthes et le sculpteur Alexandre Falguière, choisis à l’issue d’un concours. Plusieurs artistes interviennent dans la réalisation des groupes. Cette répartition des rôles permet de comprendre une œuvre monumentale comme un travail de composition, de sculpture et d’exécution, au lieu d’attribuer chaque détail à un seul nom.
Victor Peter réalise le cheval et le bœuf. Alphonse Guilloux travaille les enfants qui figurent les eaux du Robec et de l’Aubette. Regardez les animaux et les personnages séparément, puis retrouvez leur place dans l’ensemble. Les noms d’artistes ont ici une utilité concrète : ils relient les différentes parties de la fontaine à leur sujet et à leur traitement.
Que signifient le navire, les animaux et les enfants ?
La figure centrale personnifie Rouen sur un navire. Cette image met la ville en relation avec ses eaux et son activité. Les enfants évoquent le Robec et l’Aubette, deux rivières dont les noms apparaissent souvent dans l’histoire rouennaise. Le décor ne représente donc pas seulement un fleuve anonyme : il désigne des éléments précis du territoire.
Les figures liées à l’agriculture et à l’élevage, accompagnées du cheval et du bœuf, complètent le programme. La sculpture associe la ville aux activités de son environnement. Pour une première lecture, suivez cet ordre : Rouen et le navire au centre, les eaux avec les enfants, puis les animaux et les figures latérales. Les sujets deviennent plus faciles à comprendre qu’en examinant tous les détails simultanément.
Pourquoi l’éclairage et les restaurations font-ils partie de son histoire ?
Le monument est d’abord éclairé au gaz, puis électrifié en 1919. Le changement témoigne d’une évolution des équipements urbains autour d’une même œuvre. Le système de commande est supprimé en 1977. Ces dates concernent la présentation technique du monument et ne prouvent pas son fonctionnement lumineux ou hydraulique à chaque visite actuelle.
La pierre a aussi nécessité des interventions de conservation. Les Amis des Monuments Rouennais contribuent à une remise en état en 1914. La Ville cite ensuite une restauration réalisée en 1983 par l’entreprise Lanfry. La sculpture que l’on regarde aujourd’hui conserve ainsi l’histoire d’un entretien, en plus de celle de sa création.
Avec quels autres équipements patrimoniaux comparer Sainte-Marie ?
Les châteaux d’eau-marégraphes des quais montrent une autre rencontre entre technique et architecture monumentale. Ils avaient pour rôle de fournir de l’eau sous pression aux équipements portuaires et d’indiquer la marée. Sainte-Marie appartient à l’histoire de l’alimentation en eau de la ville. Comparer ces fonctions permet de découvrir un patrimoine civil souvent moins regardé que les églises.
Saint-Ouen et la chapelle Corneille offrent des prolongations dans le secteur du nord du centre. La première conserve une grande architecture gothique ; la seconde raconte la conversion d’une église en auditorium. La fontaine apporte une étape extérieure, sans billet ni calendrier intérieur à organiser. Elle convient à une promenade où l’on souhaite comprendre plusieurs usages de l’architecture, plutôt qu’aligner uniquement les monuments les plus connus.
Questions sur la visite
Que représente la figure centrale de la fontaine Sainte-Marie ?
La figure centrale personnifie la Ville de Rouen sur un navire. Le Robec et l’Aubette sont évoqués par les enfants sculptés d’Alphonse Guilloux. Le cheval et le bœuf, réalisés par Victor Peter, accompagnent des figures liées à l’agriculture et à l’élevage. Le décor associe la ville à son territoire.
Pourquoi parle-t-on de fontaine-réservoir ?
Le monument possède un réservoir souterrain qui participe à l’alimentation de Rouen en eau potable, selon la présentation municipale. La sculpture visible constitue donc la partie monumentale d’un équipement technique. La promenade permet de lire le décor extérieur ; aucune visite touristique du réservoir n’est annoncée dans la source.
Quand la fontaine Sainte-Marie a-t-elle été inaugurée ?
La Ville donne la date du 26 octobre 1879. Le projet associe l’architecte Édouard Deperthes au sculpteur Alexandre Falguière, avec des interventions de Victor Peter et d’Alphonse Guilloux. L’éclairage, d’abord au gaz, est électrifié en 1919. Plusieurs restaurations suivent au XXe siècle.
Où situer ce monument ?
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