Musée Industriel de la Corderie Vallois : collections, horaires et visite
La Corderie Vallois, à Notre-Dame-de-Bondeville, conserve une ancienne usine de cordes et ses machines. Les collections permanentes sont gratuites ; les mises en marche commentées ont lieu à 14 h, 15 h, 16 h et 17 h. Téléphonez avant de venir pour préparer votre visite individuelle.
Données de visite vérifiées le 9 octobre 2026.

| Adresse | 185 route de Dieppe, Notre-Dame-de-Bondeville |
|---|---|
| Horaires habituels, heure de Paris | tous les jours : 13 h 30–18 h 00 |
| Fermetures annuelles | 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre |
| Collections permanentes | 0 € ; Gratuité des collections permanentes ; autres activités à vérifier séparément. |
| Mise en marche et visite commentée | 14 h, 15 h, 16 h et 17 h ; jauge de 15 personnes par créneau. |
| Réservation | Obligatoire pour les groupes ; téléphoner conseillé pour les individuels. |
| Accessibilité | Le musée est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. |
Conditions de visite vérifiées le 9 octobre 2026 : Informations officielles du réseau des musées, Informations officielles du lieu.
Que voit-on au musée de la Corderie Vallois ?
La Corderie Vallois conserve une ancienne usine de cordes en coton à Notre-Dame-de-Bondeville. Son intérêt tient à un ensemble complet : le bâtiment, la roue hydraulique, les transmissions et les machines. Les visites commentées accompagnent leur mise en fonctionnement. Pour découvrir ce patrimoine, choisissez donc votre heure d’arrivée en fonction d’une démonstration, plutôt qu’une simple entrée entre deux créneaux.
La visite permet de suivre la transformation de fils de coton en cordes et en cordelettes. Au rez-de-chaussée, les machines les plus lourdes, d’origine anglaise et écossaise, servaient à fabriquer les cordes câblées et moulinées. Au premier étage, de petites tresseuses françaises produisaient les cordelettes. Cette répartition aide à lire le bâtiment : les ateliers étaient organisés sur plusieurs niveaux pour utiliser un espace limité.
Regardez le trajet du mouvement autant que le produit fini. Une machine isolée explique un geste ; ici, la roue et les transmissions montrent comment plusieurs postes de travail pouvaient recevoir leur énergie depuis la rivière. C’est ce lien entre les équipements qui donne tout son sens à la visite. Source : Musée de la Corderie Vallois, présentation du musée, consultée le 9 octobre 2026.
Comment la rivière fait-elle tourner les machines ?
La roue de la Corderie est de type Poncelet, avec des aubes incurvées. Elle utilise le courant du Cailly et développe une puissance de vingt chevaux. L’eau arrive par un bief, un canal de dérivation aménagé en amont. Une vanne permet de régler son débit, tandis qu’un régulateur contrôle la vitesse des transmissions pour protéger les machines.
La roue est dite « en dessous » : la rivière agit dans sa partie basse. Le musée décrit un fonctionnement lié au débit régulier et à la pente douce du cours d’eau, sans chute d’eau. Le volant de commande de la vanne se trouve à l’intérieur de l’usine. Un régulateur à boules, fabriqué vers 1900 par le mécanicien rouennais Naudin, permettait aussi de surveiller la vitesse depuis le premier étage.
Pendant le commentaire, cherchez à relier trois éléments : l’arrivée de l’eau, la rotation de la roue et la transmission vers l’atelier. Cette lecture rend la démonstration compréhensible même sans connaissance en mécanique. Elle explique également pourquoi la localisation au bord du Cailly était une condition de production. Source : Musée de la Corderie Vallois, système hydraulique, consultée le 9 octobre 2026.
À quoi servaient les cordes fabriquées ici ?
La corderie produisait trois familles de produits. Les moulinés résultaient de l’assemblage et de la torsion des fils de coton. Les câblés réunissaient des fils déjà moulinés ou des torons, selon leur grosseur. Les tresses reposaient sur l’entrelacement de fils. Ces différences donnent un repère concret pour comparer les mouvements des machines et les cordes obtenues.
Les usages dépassaient largement l’image d’une grosse corde. Les câblés pouvaient devenir des mèches de briquets ou de bougies, des cordes à broches et des filets de pêche. Les moulinés entraient dans la fabrication des câblés fins et pouvaient être vendus aux tapisseries pour leurs métiers à tisser. L’usine recevait des bobines issues des filatures de la région : elle transformait un fil déjà préparé.
Pour une visite en famille, partez de ces objets familiers. Une mèche et un filet permettent de comprendre pourquoi la grosseur et l’assemblage changent selon l’usage. On passe ainsi d’un mécanisme ancien à une fonction précise, sans devoir mémoriser tout le vocabulaire de la corderie. Source : Musée de la Corderie Vallois, productions, consultée le 9 octobre 2026.
Quelle histoire raconte cette ancienne usine ?
Le site a connu plusieurs activités avant de devenir un musée. Un moulin à papier précédait la filature de coton, autorisée en 1825. Jules Vallois transforme l’établissement en corderie mécanique en 1880. L’activité se poursuit jusqu’en 1978. Le musée industriel est inauguré le 11 février 1994, après la sauvegarde et la restauration du bâtiment et de ses équipements.
La fermeture n’a donc pas conduit à disperser tout l’atelier. Maurice Mallet et Pierre Vallois participent à sa sauvegarde avec l’Association du Musée de l’Homme et de l’Industrie et les collectivités. Le bâtiment et la roue sont inscrits au titre des Monuments historiques en 1975 ; la plupart des machines sont classées en 1984. En 1989, la Région décide de créer un musée industriel dans ce lieu de mémoire.
Le patrimoine industriel comprend également les conditions de travail. Le musée rappelle une main-d’œuvre majoritairement féminine, rémunérée au rendement, et des ateliers marqués par le bruit, la poussière du coton et les variations de température. Gardez cette dimension humaine en tête lorsque les machines tournent : le mécanisme présenté aujourd’hui formait autrefois un cadre de travail quotidien. Source : Musée de la Corderie Vallois, histoire du site et du travail, consultée le 9 octobre 2026.
Comment organiser sa visite pour voir les démonstrations ?
Le musée ouvre tous les jours de 13 h 30 à 18 h, hors fermetures annuelles. Les machines sont mises en fonctionnement avec des visites commentées à 14 h, 15 h, 16 h et 17 h. Les collections permanentes sont gratuites. Chaque créneau accueille quinze personnes ; les groupes doivent réserver et les visiteurs individuels sont invités à téléphoner avant leur venue.
Appelez le 02 35 74 35 35 pour préparer le créneau qui vous intéresse. L’adresse est le 185 route de Dieppe, à Notre-Dame-de-Bondeville. Le musée indique être entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Le jardin de plantes tinctoriales et de plantes à fibres est en accès libre : il complète la visite par les matières utilisées pour produire des fibres ou des couleurs. Source : Corderie Vallois, informations pratiques, vérifiées le 9 octobre 2026.
Questions pratiques
En quelle année le musée industriel de la Corderie Vallois a-t-il été ouvert ?
Le musée industriel a été inauguré le 11 février 1994.
À quelle heure les machines sont-elles mises en marche ?
Les mises en fonctionnement avec visites commentées ont lieu à 14 h, 15 h, 16 h et 17 h.
Faut-il réserver à la Corderie Vallois ?
La réservation est obligatoire pour les groupes. Les visiteurs individuels sont invités à téléphoner avant de venir.
Où se trouve Musée Industriel de la Corderie Vallois ?
185 route de Dieppe, Notre-Dame-de-Bondeville
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