Musée de la Céramique : collections et visite
Le musée de la Céramique et son jardin sont fermés jusqu’à nouvel ordre, situation vérifiée le 10 octobre 2026. L’hôtel d’Hocqueville conserve une collection de plus de 5 000 pièces, dominée par la faïence de Rouen. Pour visiter un musée ouvert dans le quartier, choisissez les Beaux-Arts.

Comment préparer votre visite ?
| Adresse du lieu | 1 rue Faucon, Rouen |
|---|---|
| Situation actuelle | Musée et jardin fermés jusqu’à nouvel ordre ; gratuité habituelle sans admission possible actuellement. |
| Collections permanentes | 0 € ; Gratuité des collections permanentes ; autres activités à vérifier séparément. |
Conditions de visite : Informations officielles, Informations officielles, Informations officielles.
Pourquoi la faïence de Rouen mérite-t-elle un musée ?
Le musée de la Céramique conserve plus de 5 000 pièces. La faïence rouennaise représente plus des deux tiers de ce fonds. Ce poids explique sa place parmi les collections de la ville : les ateliers locaux ont produit des objets de table, des pièces d’apparat, des carreaux de pavement et jusqu’à des sculptures monumentales. La collection permet de suivre cette production du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, tout en la rapprochant d’autres centres européens.
Son intérêt dépasse donc le seul décor des assiettes. Une même matière prend des formes très différentes selon sa fonction. Le pavement appartient à l’architecture ; le grand plat participe à la mise en scène d’une table ; le pot pharmaceutique rejoint l’histoire de la médecine. Pour regarder une pièce, commencez par son usage, puis observez sa forme et son décor. Cette lecture relie les faïences aux habitudes de ceux qui les commandaient.
Source : Musée de la Céramique, 10 octobre 2026.
Comment la collection s’est-elle constituée ?
Le premier musée doit beaucoup à André Pottier, né en 1799 et mort en 1867. Collectionneur et historien de la faïence rouennaise, il réunit un ensemble d’environ 1 100 pièces, acquis par la municipalité. Un premier musée ouvre en 1864 dans une galerie de l’ancien couvent Sainte-Marie, qui accueille aujourd’hui les collections des Antiquités. Pottier organise lui-même la présentation et devient le premier conservateur.
Le développement de ce fonds continue après sa mort. La collection de l’abbé Colas le rejoint en 1868 ; les célèbres sphères de Pierre Chapelle arrivent en 1873. En février 1888, les pièces sont transférées au nouveau musée des Beaux-Arts. Les notes de Pottier, rassemblées par ses proches, donnent naissance en 1870 à son ouvrage posthume sur la faïence de Rouen. Le musée associe ainsi, dès son origine, la conservation des objets et l’étude de leur fabrication.
L’hôtel d’Hocqueville offre aujourd’hui son cadre architectural à cette collection. Construit au milieu du XVIIe siècle, puis largement remanié au siècle suivant, il conserve des décors intérieurs néoclassiques. Sa cour pavée et son jardin en terrasse composent un ensemble voisin du musée des Beaux-Arts. La fermeture actuelle concerne également le jardin : ce dernier ne constitue donc pas une visite de remplacement.
Source : Ministère de la Culture, 10 octobre 2026.
Quels objets permettent de comprendre les ateliers rouennais ?
Les pavements de Masséot Abaquesne ouvrent une porte sur la Renaissance. Le catalogue officiel conserve notamment des carreaux aux armes du connétable Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie, ainsi que des éléments du pavement de la chapelle de la Bastie d’Urfé. Les armoiries, les initiales et la composition des carreaux invitent à regarder la céramique comme un élément d’un décor architectural plus vaste.
Les collections du XVIIe siècle comprennent les productions des Poterat. Le musée documente un plat aux armes présumées de cette famille, un pichet en forme d’oiseau et une bouteille dite Nénuphar. Ces exemples montrent combien le répertoire rouennais dépasse une forme unique. Leur intérêt réside autant dans la silhouette de l’objet que dans la surface peinte. Les notices en ligne permettent de retrouver ces pièces pendant la fermeture.
Le XVIIIe siècle constitue le cœur du fonds. Le musée rassemble les camaïeux bleus, les grands décors rayonnants rouges et bleus, l’ocre niellé, les chinoiseries et le décor à la corne. Pour comparer ces familles, regardez d’abord la gamme de couleurs, puis la place laissée au blanc, enfin l’organisation du motif. Un décor rayonnant dirige le regard depuis le centre, tandis qu’une figure ou une scène appelle une lecture plus proche de celle d’une image.
Les Sphères céleste et terrestre de Pierre II Chapelle, datées de 1725, et les bustes des Saisons de 1730 donnent une autre échelle à la collection. La faïence devient ici sculpture. Ces œuvres, conservées par le musée, permettent de mesurer l’ambition des ateliers rouennais. Elles complètent les objets utilitaires au lieu de les remplacer : la diversité des formats fait précisément la richesse de ce fonds.
Source : Musée de la Céramique, 10 octobre 2026.
Quelle place occupent les autres centres européens ?
Delft, Nevers et Lille offrent des points de comparaison avec Rouen. Les majoliques italiennes élargissent le regard vers les premières faïences européennes ; les porcelaines et les faïences fines introduisent d’autres familles de production. Le musée conserve également des créations de Sèvres allant des XIXe et XXe siècles jusqu’aux années 1930. Cette amplitude évite de réduire son histoire à un seul âge d’or local.
La rénovation achevée en avril 2012 avait renouvelé la présentation sur trois niveaux. Elle associait vitrines, œuvres sorties des réserves, dépôts d’autres musées et évocations d’intérieurs. Une table de desserts et un cabinet de toilette reliaient notamment les pièces à leurs usages. Cet ancien parcours documenté explique la conception du musée, mais les salles demeurent fermées aujourd’hui. Les collections numériques restent le moyen immédiat d’en explorer les thèmes.
Source : Musée de la Céramique, 10 octobre 2026.
Quelle visite choisir pendant la fermeture ?
Le musée des Beaux-Arts constitue l’alternative la plus directe pour une sortie culturelle dans ce quartier. Ses collections permanentes sont gratuites et ses horaires habituels vont de 10 h à 18 h, sauf le mardi et les jours fériés signalés par la Métropole. Le musée Le Secq des Tournelles prolonge pour sa part l’étude des arts décoratifs par le travail du fer. Consultez le comparatif des musées pour choisir un établissement ouvert à votre date.
Le musée de la Céramique reste un repère utile pour comprendre les objets rouennais rencontrés ailleurs, notamment les pots d’apothicaire du musée Flaubert et d’histoire de la médecine. Relier les deux collections fait apparaître un même objet sous deux angles : production artistique d’un côté, usage pharmaceutique de l’autre. C’est une bonne manière de préparer une future visite sans prévoir aujourd’hui un accès aux salles fermées.
Source : Musées métropolitains, 10 octobre 2026.
Questions pratiques
Le musée de la Céramique de Rouen est-il ouvert ?
Non. Le musée de la Céramique et son jardin sont fermés jusqu’à nouvel ordre selon l’annonce officielle, revalidée le 10 octobre 2026. Aucune date de réouverture n’est annoncée. Les collections du musée des Beaux-Arts constituent une alternative pour une visite dans ce quartier.
Quel est le prix du musée de la Céramique ?
La gratuité concerne habituellement les collections permanentes, mais le musée et le jardin sont actuellement fermés. Ce tarif ne donne donc aucun accès aujourd’hui. Consultez le comparatif des musées pour choisir une collection ouverte, notamment celle des Beaux-Arts dont l’entrée permanente est également gratuite.
Que conserve le musée de la Céramique de Rouen ?
Le musée conserve plus de 5 000 pièces, dont plus des deux tiers relèvent de la faïence rouennaise. Pavements de Masséot Abaquesne, sphères de Pierre II Chapelle, bustes des Saisons et ensembles de Delft, Nevers, Lille ou Sèvres permettent d’explorer plusieurs siècles de production européenne.
Où se trouve Musée de la Céramique ?
1 rue Faucon, Rouen
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